


Marie-Claude Dubois
15 janv. 2026
Les Agrumes
Les agrumes apportent des flavonoïdes comme la naringine, la diosmine ou l’hespéridine. Ces molécules ont des actions antioxydantes qui permettent de lutter contre le stress oxydant, associé à des pathologies comme la fatigue chronique, les migraines ou les maladies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer.
Leurs propriétés anti-inflammatoires et neuroprotectrices ont été revues en 2025 dans une publication reprenant différents modèles comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, la dépression, l’anxiété ou les douleurs neuropathiques.
La nobilétine que l’on trouve dans le zeste d’orange améliore le fonctionnement des gènes Clock liés à nos rythmes biologiques (vous le savez, la chronobiologie, c’est mon dada !). Elle améliore les fonctions cognitives et la mémoire, et pourrait aider à lutter contre le syndrome métabolique et l’obésité car elle améliore la réponse au peptide de la satiété, le GLP-1 (notez cependant que ces effets n’ont pas encore été démontrés par des études cliniques chez l’être humain).
Même si leur goût peut nous paraître acide, les agrumes contiennent des acides faibles, les citrates, qui vont après métabolisation dans notre corps participer à l’équilibre acido-basique et lutter contre l’acidose métabolique latente. Celle-ci peut être responsable de fatigue persistante, de manque de vitalité ou de difficulté à s’adapter face au stress.
Comment les consommer ?
Régulièrement, pas seulement en hiver, de préférence entiers plutôt qu’en jus, pourquoi pas vers 16h dans un goûter intelligent et sérotoninergique, en veillant à rincer la peau à l’eau tiède avant consommation. N’hésitez pas à utiliser les zestes d’agrumes Bio dans vos boissons ou recettes, à maximum 60° pour ne pas détruire la Vitamine C.
Prudence avec les jus de pamplemousse industriels si vous prenez des médicaments : ils sont pressés de manière agressive. Une molécule qui interfère avec le fonctionnement des cytochromes P450 de l’intestin impliqué dans l’absorption des médicaments est libérée et peut entraîner un surdosage! Si vous mangez délicatement un pamplemousse à la cuillère et que vous ne consommez pas la membrane blanche en dessous de la peau, cela ne devrait pas poser de soucis.
Marie-Claude Dubois, Master en Sciences
Conseillère en Nutrition Raisonnée
Conseillère Stress Re-Sources by Go-Well
RDV en ligne: ici ou par téléphone : 0495/25.05.02



